Site Officiel de la commune de Dunière-sur-Eyrieux

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Historique

DUNIERE SUR EYRIEUX

1) Les Débuts de Dunière

Il faut savoir qu’avant de devenir un village à part entière Dunière était d’abord un hameau appartenant à la commune des Ollières sur Eyrieux.

Ce n’est que le 18 novembre 1907, que la nouvelle commune prend son indépendance.
Un Conseil Municipal provisoire dirigé par monsieur Édouard SAHY est donc mis en place le 1er janvier 1908.

La nouvelle commune est limitée au Nord et au Nord Ouest par la Dunière et le Doulet, au Sud par l’Eyrieux et à l’Est par le ruisseau de la Rouvière.
Elle se compose d’un village étalé le long du CD 120, de très nombreux hameaux ainsi que des fermes éparpillées dans la montagne.

Qui dit nouvelle commune, dit nouvelle mairie (logée d’abord dans un bâtiment en location) et une école pour les filles.
En attendant celle-ci, les jeunes filles se retrouvent dans un bâtiment loué par la commune, où se trouve également le logement de l’institutrice.

La nouvelle école est inaugurée le 24 septembre 1911.

2) Quelques dates marquant l’histoire de Dunière...

En 1909, l’ouverture du chemin des Combes va se réaliser, les habitants de Dunière peuvent participer en donnant de l’argent, ou en fournissant des journées de travail ou des paires de bœufs.

1910 marque le début de l’éclairage public à l’électricité pour la commune.
Cette même année, le chemin de la Traverse qui était devenu trop étroit et dangereux a été réparé.
A la demande des Dunièrois, une deuxième levée du courrier a été mise en place à 18h00 avant le départ du dernier train.
La commune a également demandé l’ouverture d’un bureau " facteur/receveur ".

Le 28 Août 1910, le téléphone est installé sur la commune.

En 1912, Le chemin des Avallons est en construction.

Le 12 mai 1918, le Conseil Municipal prend la décision de rajouter un complément au nom de la commune afin de ne plus avoir de problèmes administratifs liés à la confusion avec la commune de Dunières située en Haute Loire.
Dunière devient donc Dunière sur Eyrieux.

3) Évolution démographique

En 1911, Dunière compte 680 habitants formant 174 ménages vivant dans 155 maisons.

Entre 1921 et 1962, la commune a perdu 153 habitants pour différentes causes :

  • Dès 1920, les écoles dévalorisent les connaissances pratiques au profit de celles que nécessitent un emploi dans l’administration => principale cause des départs des jeunes gens.
  • Disparition des usines à cause de la concurrence étrangère

Aujourd’hui Dunière compte 413 habitants.

4) L’Agriculture une des activités principales des Dunièrois

L’agriculture est la première activité de la commune, en 1913, 74% de la population vit de l’agriculture.

Les cultures étaient pratiquées dans la plaine des Avallons (vignes, arbres fruitiers, quelques carrés de pommes de terres, quelques herbages, trèfles et luzernes).

Les autres cultures se situaient en Terrasses sur les Echamps au dessus du village et des hameaux (La Traverse, Mastenac, Rochebert, Les Combes).

En 1927, on comptait 40 producteurs de pêches propriétaires, 7 fermiers et 3 métayers.

La commune compte plus de vergers que de vignes, 40 hectares contre 27 hectares de vignes.

Malheureusement le gel, les parasites, les terres épuisées, l’impossibilité d’exporter à cause des prix italiens plus bas et le prix du transport qui a augmenté de 40% entre 1953 et 1964 ont causé le déclin des pêcherais.

5) Mais Dunière était aussi un village d’industrie et d’artisanat

Au début du XXème siècle, on compte 4 usines au village.

La plus importante est « l’usine Chareyre » de Boisvieux qui emploie en 1913 huit ouvriers de Dunière.
Celle-ci se développera entre les deux guerres mondiales (60 ouvriers). Elle manquera même de main d’oeuvre locale, puisque dans les années 1920, on fera venir des ouvriers arméniens (17 femmes, 5 enfants et 1 homme) qui seront logés au village.

Mais la concurrence étrangère va générer la fermeture des moulinages, qui entrainera le dépeuplement de nos campagnes.

La commune a également des entreprises :

  • L’entreprise P. MICOL qui vend, loue ou répare des cycles, machines à coudre et des voitures d’enfants.
  • L’entreprise de G. PRALY, maréchal ferrant et quincailler.
  • La manufacture de B. MICOL qui fabrique des tresses et lacets.
    Le sort des entreprises est lié aux routes, aux voies ferrées et aux foires.

La voie de communication la plus importante était bien sûr la voie ferrée de la vallée de l’Eyrieux « La Micheline ».
La route nationale reste peu empruntée, c’est par le train que se fait le transport de toutes les marchandises et surtout des fruits et primeurs.

Les foires sont nombreuses autour de Dunière (Les Ollières, Vernoux, St Michel de Chabrillanoux, Privas, Saint Cierge et Chalencon).
Ce sont des lieux d’échange de produits agricoles (fruits, légumes et vins de la vallée contre des fromages, viandes et charcuteries de la montagne).
Il se vend également des produits de l’artisanat local et des objets industriels (bicyclette, outillage...).

Même si aujourd’hui la commune n’a plus de commerce, elle a connu de nombreux artisans :

  • 4 cordonniers (la plupart des chaussures sont commandées et faites sur mesure, on porte couramment sabot et galoche.)
  • 5 maçons et 1 platrier
  • 5 menuisiers qui fabriquent portes, fenêtres et meubles.
  • 2 boulangers
  • 2 tailleurs confectionnant " les habits du dimanche ", le costume du marié et parfois la robe.
  • 2 maréchaux ferrants (ferrage des chevaux et boeufs, réparation des outils agricoles).
  • 2 épiciers
  • 3 cafetiers
  • 3 cantonniers (1 chef et 2 ouvriers)
  • 2 facteurs (dont 1 facteur receveur)
  • 1 vallet de ville (chargé des annonces et du port des télégrammes)
  • 1 instituteur et 1 institutrice
  • 1 pasteur (qui s’occupe de la paroisse Dunière-St Fortunat)
  • 5 propriétaires rentiers (location de terres, et rentes d’état)
  • 2 négociants


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